Une arrestation sous le Premier Empire

Cachet d’un commissaire du Premier Empire – Photo Musée Carnavalet – domaine public.

Savez-vous comment se déroulait une arrestation sous le Premier Empire ?

À Paris, les arrestations étaient confiées aux officiers de paix. Au départ, ils portaient un uniforme bleu, un pantalon rouge et un chapeau à la française. Mais leur tenue était si voyante qu’ils finirent par l’abandonner.

Ils ne conservèrent alors qu’un petit bâton blanc, sur lequel était gravée cette devise : « Force à la loi ». Sur le pommeau, un œil symbolisait la surveillance.

Pour arrêter un suspect, l’officier de paix devait le toucher du bout de son bâton en prononçant une formule bien précise :

« Je vous ordonne, au nom de la loi, de me suivre devant le juge de paix. »

Autant vous dire que ça ne fonctionnait jamais. Les arrestations se terminaient immanquablement en poursuites et en pugilats.

Et les officiers de paix touchaient une gratification pour chaque prise ! Ils recevaient 50 francs pour l’arrestation d’un assassin, 25 francs pour un voleur avec effraction… mais seulement 50 centimes pour une prostituée.

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